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Poème

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Auteur du poème : Créadico
Date de publication (pseudo) : 12/11/09
Type de poème : Divers
6437 lectures du poème
15 commentaires
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1- Les VERS

Les VERS

 

I)  Le monosyllabe.

Le monosyllabe est un vers composé d’une seule syllabe.
Très complexe à manier du fait du peu d’espace qu’il offre, il se mêle très bien à de plus longs vers.
Le plus Grand exemple est ce sonnet de Jules de Rességuier :

Fort
Belle,
Elle
Dort.

Sort
Frêle !
Quelle
Mort !

Rose
Close,


Brise
L’a
Prise.

II) Le dissyllabe.

Il se rencontre, mais très rarement seul.
Il est habituellement assorti de vers plus longs.
On observera toutefois Un extrait des Djinns de Victor Hugo :

Murs, ville
Et port,
Asile
De mort,
Mer grise
Où brise
La brise
Tout dort.

III) Le trisyllabe.

Il est, lui aussi, la plupart du temps usité entremêlé à d’autres (Quoique Amédée Pommier ait écrit deux poèmes en trissyllabes, « l’égoïste » et « le nain ».)
Comme ici, Lafontaine :

Si bien qu'autrefois entre elles
Il survint de grands débats
Pour le pas.
La tête avait toujours marché devant la queue.
La queue au Ciel se plaignit
Et lui dit :

            IV) Le tétrasyllabe.

Lui de même, il est souvent utilisé dans des poèmes de vers à longueur variable, parfois dans des iambes (alternances) avec des huitains.

Vous, mon amour,
M’avez laissé
Dessous le jour,
Le front baissé.

V) Le pentasyllabe.

Il est presque totalement inusité, à de très rares exceptions en iambes
.

VI) L’hexasyllabe.

Vers de six syllabes, il est possible quant à lui d’en faire un poème complet.
Il s’accorde cependant parfaitement avec d’autres vers dont le nombre de syllabes est un multiple de trois.

Dernière promesse, et nos corps séparés.
Ô le doux souvenir d’un ancien passé,
Êtes vous si lointaine ?
Peut être même un jour, au gré de l’avenir,
Nos folles passions nous pourraient revenir,
Ô ma superbe reine.

VII) L’heptasyllabe.

Vers de sept syllabes, il est rarement utilisé avec d’autres types de vers, et est même rarement utilisé en général.

Il est l’un des derniers « petits » vers, et ne nécessite pas obligatoirement d’accentuations, quoique certains en mettent aux syllabes du milieu.

De Victor Hugo:

Comme elle avait la résille,
D'abord la rime hésita.
Ce devait être Inésille... —
Mais non, c'était Pepita.

Seize ans. Belle et grande fille... —
(Ici la rime insista :
Rimeur, c'était Inésille.
Rime, c'était Pepita.)

VIII) L’octosyllabe.

L’octosyllabe est un vers de huit syllabes.
Il constitue souvent le vers principal voir unique d’un poème.
Certaines formes lui sont notamment en partie réservées.
Il est cependant très bien utilisé en iambes avec des alexandrins, notamment par Hugo.

IX) L’ennéasyllabe.

Vers de neuf syllabes, il s’accorde parfaitement avec les autres vers donc le nombre de syllabes est un multiple de trois.
Il est parfois considéré comme le plus beau des vers impairs.
Sa formation recommandée est par un enchaînement de trois puis six syllabes, ou le contraire, afin de bien placer les accents.

Verlaine en fait notamment usage (et éloge).

De la Musique avant toute chose
Et pour cela préfère l’Impair.

X) Le décasyllabe.

Vers de 10 syllabes, il est un vers assez utilisé.
Souvent décomposé en 4/6 et 6/4 afin de ne pas rompre le rythme (le 5/5 est plutôt déconseillé), il est la forme de vers principale de certaines formes fixes comme le rondeau.

"Rondeau à mon amour" SymphonieIfernale:

« Ne restons pas, si nous pouvons partir ;
Et, nous aimant sous la voûte saphir,
Seuls, nous louerons cette étoile incolore, »

 
 

 XI) Le vers de onze syllabes.

Très peu usité.

XII) L’alexandrin.

Vers de 12 syllabes, il est aussi appelé le vers héroïque, ou vers noble.
Il peut être utilisé avec d’autres vers. (De préférence 3, 6, 8 et 9).
Il est cependant souvent utilisé tout seul, constituant par exemple l’élément principal du sonnet classique.

Il peut être découpé sous la forme 6/6, deux hémistiches hexasyllabiques avec une césure entre les deux.
Cependant, depuis Hugo, on observe aussi des alexandrins ternaires sous la forme 4/4/4.
"De l'ombre au feu" SymphonieInfernale:

      « Il poursuit son chemin, auréolé de peine,
Martyr dans l’infini, dans l’abîme du sort,
Le mistral des douleurs dispersant sa substance. »

 

 (Auteur de l'article: SymphonieInfernale)

 

 

 
 
 
 

 

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Ecrit par Roman le 16/01/11
Merci beaucoup pour ce cours de rappel, va falloir appliquer pour faire de plus beaux poèmes!
Ecrit par jacou le 15/01/11
merci pour ces précisions j'ai encore beaucoup à apprendre
Ecrit par Sam le 04/03/10
merci sa va me servir
Ecrit par Lys... Concours chez LLUMIERELIVE " Lipogramme " le 17/02/10
toujours intéressant de remettre ses acquis à jour...Merci....amicalement...Lys
Ecrit par Max 42 le 19/01/10
Houla !! Que l'art est difficile.
Je ne rend compte la que je suis tres loin d'etre un poete !! Du moins en ce qui concerne les regles officielles.
Tant pis, je vais continuer a faire des vers de longueurs variables. Un poeme fait de tels vers et il tout de meme conciderer comme un "vrais" poeme ??
Merci d'avoir contribue a l'elargissement de ma culture.
Ecrit par DolceVita le 11/12/09
bientot la suite....
Ecrit par maïna le 08/12/09
super j'ai appris plein de choses
Ecrit par Lunaire le 23/11/09
Tite remarque:

Vous auriez du faire les /
ex

Il/ pour/suit /son /che/min,/ au/ré/o/lé/ de/ peine/

pour adoucir l'apprentissage , comme tu viens de présenter la césure.
Ecrit par Symphonieinfernale. le 21/11/09
Compter fera l'objet d'un second post plus tard ...
Ecrit par Lunaire le 21/11/09
Compter n'est pas aussi facile.

Faudrait bien en parler en plus des diérèses et synérèses...
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